Il faut souffrir pour être belle.
Des siècles de progrès ont fait en sorte que cette atroce vérité ne soit plus qu’un affreux souvenir.
Mais pour être beau, c’est encore vrai. Et je l’ai constaté à la force de mes pectoraux.
Quelle angoisse.
Déjà un homme pour être beau, au lieu de se rendre dans un joli endroit feutré et doux qu’on appelle spa, il se rend dans un lieu de haute torture bourré de néons autrement appellé “Salle de sport”
C’est juste pour faire moins peur que “Salle de torture” mais c’est la même chose
Des machines étranges et inquiétantes
Une musique qui vrille le cerveau et empêche de penser
Une lumière qui massacre ce qui peut rester de dignité à un être humain en jogging
Action.
La seule machine libre est la plus bizarre : Des poids suspendus et un truc à tirer qui êndouille au dessus d’une planche noire.
Faut il s’assoir ? S’accroupir ? S’allonger ?
Un type aussi large que haut propose de me montrer.
On dirait qu’il sort de la piscine. LA PISCINE ! Je suis sauvée
Non merci pour l’explication mais pouvez vous m’indiquer la direction de la piscine ?
Il n’y en a pas
Comment ça il n’y en a pas ?
Et pourquoi tout le monde se balade avec une serviette alors ?
Pour sècher quoi ?
Et vous vous en sortez là non ?
Non.
Il repart vexé.
Je crois que j’ai fait une gaffe.
Le monsieur sur le vélo m’explique qu’il vient de courrir une heure trente
C’était de la transpiration.
Courage fuyons !
De la transpiration et même pas de piscine, les hommes sont fous !
Je cours donc loin de tout ça.
Jusqu’à chez moi.
3km.
Ça compte, non ? Comment ça non ?!