Défi #8 par Caroline : Echangez vos cartes bleues

cbechange.jpgÇa tombe mal je viens de m’engueuler avec monsieur Truchon, mon cher banquier à propos de mon autorisation de découvert.

Trop bien cela dit une nouvelle cb sans le stress de se dire “passe ou passe pas”

Attends mais j’ai une cb d’homme et je pourrais aller faire du shopping toute la journée comme ces femmes de milliardaires qui ont pour loisir et défi quotidien d’essayer de dépenser plus que leurs copines.

Je pourrais ou pas car je doute que tiblond soit milliardaire. Quoique…

Cela dit, il a aussi ma carte alors si son banquier l’appelle pour lui signaler une activité inhabituelle sur sa carte que va-t-il faire avec la mienne. Aller au mac store ? Trop risqué. Il aura plus vite dépensé 10 000 euros que moi chez H&M.

Quoique je pourrais aussi bien aller chez Prada.

Ne dit-on pas que le diable s’habille en Prada ? Héhéhéhéhé (rire diabolique)

Non plus sérieusement je déjeune avec une copine. Pourvu qu’elle m’invite.
D’autant que si je sors cette carte il va falloir lui expliquer pourquoi ça n’est pas mon nom dessus. Hum

Bien sûr après le café ma copine se rend compte qu’elle a oublié son portefeuille au bureau.

Je dégaine la carte de tiblond.

Elle me l’arrache des mains : C’est quoi cette carte t’es au crédit mutuel maintenant ?

Tiblond ? C’est qui ça ? T’as un amant ??? Tu ne me raconte rien

Non Marie, c’est juste un défi pour un blog

Un quoi ?

Marie n’est pas très connectée, le temps que je lui explique ce qu’est un blog le restaurant nous proposera de dîner

Laisse tomber, oui j’ai un amant super riche, tu veux un truc ?

Oh non j’ai un rendez-vous à 14h, on va faire du shopping à ma sortie de bureau ?

Madame votre carte a été refusée

T’es sûre qu’il est riche ton amant ?

Bouge pas je l’appelle : Tiblond, tu peux venir payer le jap avec ma carte stp la tienne ne passe pas

Comment ça la mienne non plus ?

Comment ça faire la vaisselle ? Ça ne se jette pas les baguettes en bois ?

Défi#7 par Caroline : Echangez vos msn

Tiblond va mourir d’ennui sur mon msn j’ai trois contacts : Pénélope, mon homme et Mlle E. Quoi que ça suffira pour avoir quelques potins brûlants.

Je ne me sers jamais de msn.

Impossible de bosser avec ce truc ouvert qui fait bip, toududut et bling toutes les trois secondes.

D’où la méthode : Je vire tous mes contacts et limite à l’essentiel.

Vous comprendrez donc mon désarroi quand j’ouvre son msn avec ses 892 contacts.

Entre ça et les sms j’admire sa capacité de concentration. Perso je suis incapable d’écrire une ligne quand je suis interrompue par un bip toutes les 2 minutes.

A peine connectée 10 personnes me parlent.

Ingérable.

Le temps de penser ce mot encore trois personnes s’adressent à moi.

Enfin à lui. Enfin à moi en me prenant pour lui.

Oh oh. Quelqu’un nous a grillé “Comment peux tu être en rendez-vous toute la journée et sur msn en même temps ?”

Le James Bond en moi a réponse à tout : “On ne t’a jamais parlé de l’ordinateur portable et des réseaux wifi ?”

Nan mais !

Comment ça je suis aggressif ?

Non de mauvaise humeur : tu m’empêches d’écrire

Depuis quand j’écris ? De quoi je me mêle ?

Oh tu m’énerves allez je te bloque.

Et tiens les 5 qui s’énervent aussi, à cause d’eux mon écran entier est rempli de cases clignotantes, on n’a pas idée d’empêcher les gens de bosser comme ça.

Tiens je vais mettre le statut “occupé” au moins j’aurai la paix.

Occupé c’est pas ton genre plaisante “maxou”

Bloqué maxou. Je suis occupée si je veux.

Je change pour “parti déjeuner” au moins là…

J’écris trois lignes de mon papier quand je reçois “tu te fous de moi, t’es pas parti manger je te vois t’es assis à ton bureau”

Je réponds “J’ai payé un figurant mais chuuut”

Puis je ferme cet outil infernal. Je suis peut être geek dans mon boulot (html, css, and co) mais pas pour mes loisirs ça c’est certain. Tiblond je te rends ton msn, j’espère que tu arriveras à te réconcilier avec tes amis…

Défi#6 par Caroline : Echangez vos vêtements

Trop facile : Je dois donc porter un jean noir avec un tee-shirt noir. Bon le tee-shirt noir a une inscription que je ne saisis pas tout à fait. La geekette en moi est trop jeune pour comprendre.

Comme par hasard c’est aujourd’hui que j’ai un cocktail pour l’ouverture d’une nouvelle boutique de bijoux.

Si les vêtements me vont à peu près, bien que je flotte dans le tee-shirt et je respire à peine dans le jean, les baskets sont beaucoup trop grandes. Je triche-à peine- je prends les miennes de baskets. Pas portées depuis 1997.

A l’entrée on me demande pour la 4e fois mon nom quand l’attachée de presse me reconnait enfin. Ah mais c’est toi, avec ce look rock je ne t’avais pas reconnue.

Elle est tombée dans le panneau.

Pour faire passer ce no style pour un look je me suis fait un monstre oeil charbonneux limite dégoulinant et j’ai mis des badges sur la besace de tiblond.

Un petit four de plus et le jean explose.

S’approche de moi un type bizarre. Il rit en lisant l’inscription sur mon tee-shirt et me dit ah enfin une femme qui comprend cet humour.

Je souris le plus bêtement possile

Non parce que ces filles super lookéées en robe tangerine avec leurs escarpins vernis ras-le-bol.

J’acquiesse péniblement.

Au secours, someone help me.

Je lance des regards désespérés mais on doit me prendre pour une ado traînée là par sa mère qui fait la tronche au naturel et que le geek de service drague. Quoi de plus normal. Laissons la jeunesse tranquille. Bande de veilles biques !

Bon eh bien je dois y aller maintenant. J’ai piscine

Oh en plus elle fait du sport. La femme parfaite. Vous allez à quelle piscine ?

Elle préfère encore aligner du code toute la soirée plutôt que de nager à côté de toi.

Celle de mes parents, dans leur appartement. Bon je file. On s’appelle. Oui c’est ça on s’appelle.

Fais gaffe tiblond, ne traine pas trop du côté de la rue Saint Honoré, c’est là que le type amoureux de ton look a son bureau.

Défi #5 par Caroline : Echanger vos appartements

Vivre 24h dans l’appartement d’un homme. Voir l’envers du décor, plutôt marrant comme idée.

Et puis j’adore regarder les fenêtres allumées le soir dans Paris et m’imaginer qui vit dans l’appartement, quelle genre de vie ils ont, etc.

Là j’ai voulu le faire, je me suis tordu le cou. Eh oui c’est au 4e étage.

Sans ascenseur, sinon ça ne serait pas drôle. Déjà que le métro le plus proche est un RER.

En entrant je crois que je me suis trompée d’appart.

Pourtant la clé ouvre bien la porte.

Non ça doit être là, j’aurais imaginé plus de… enfin plutôt moins de … choses dans un appartement de graphiste.

Oui je me voyais déjà dans un petit intérieur épuré super design.

A bat les idées reçues. On est toujours déçu ;)

Je pose mes affaires sur le canapé. Que dis-je futon.

Ça doit bien faire 10 ans que je n’ai pas dormi dans un futon. Coup de vieux. Quelle est ma différence d’âge avec tiblond ? Pas tant que ça. Failli déprimer moi. Ouf.

Je traverse la pièce principale quand j’entends la porte s’ouvrir. Qu’est ce que c’est ?

Un colocataire. Il dit qu’il s’appelle Polo et qu’il vit avec Tiblond. Dois-je le croire ?

Et s’il vit avec lui il ne voudrait pas aller faire un tour chez moi voir s’il y est ?

- Chez moi c’est ici. Et chez toi aussi.

Cet homme a du bon sens. Je décide de le garder. Enfin de l’accepter chez moi qui est aussi chez lui.

Soirée observation des voisins qui ont un loft, eux. Il me traverse l’esprit un quart de seconde de leur demander de squatter leur canapé Roche et Bobois. Le dîner ? Un paquet de chips pour cause de placards vides

Bilan : Pris 1kg et dormi dix minutes. Comment survis tu Tiblond ?

Défi #3 par Caroline : Les vêtements à l’envers

Tiens un défi mode, c’est pour moi ça.

Bon quel vêtement mettre à l’envers ? Pas facile de choisir.

Je pourrais tricher et mettre ma robe reversible. Mais ce serait vachement moins drôle j’avoue.

J’opte pour ma robe en coton Gap. Une valeur sure au niveau confort et des coutures relativement discrètes. Dois-je aussi mettre ma culotte à l’envers ? et mon collant ? Que de questions sans réponse.

Mon homme récupère son ipod sur la table du salon avant de filer au bureau, il n’a rien vu. Ouf.

Quelle horreur quand je me regarde on dirait ma tante. Celle qui adore Marité François Girbaud. Et paf quinze ans dans les dents.

Et là je dois aller à une présentation presse comme ça. J’ai mal choisi mon jour. Loi de Murphy quand tu nous tient !

Ça ne loupe pas à peine arrivée la fille de l’Esthétique moderne, un magazine pour les pro de l’esthétique, me fonce dessus “J’A-D-O-R-E ta robe !”. C’est un peu comme si Stéphanie de Monaco me félicitait pour mon élégance : Très mauvais signe. Je hoche la tête en signe amical et je file au fond de la salle.

Un point s’agite à l’horizon. Je suis repérée. C’est l’attachée de presse. Comme un animal traqué je commence par me recroqueviller sur moi même. Elle gigotte d’autant plus. Elle me fait clairement signe de la rejoindre. Je n’ai plus le choix.

On dirait qu’elle veut me présenter quelqu’un.

- Caroline je te présente Priscillia du Vogue, et tiens sens moi ce nouveau parfum (elle me tend le flacon objet de la présentation)

- Enchantée (Oh mon dieu, je savais que je n’aurais pas du venir je le savais)

- Vous aussi vous détestez ?

- Quoi ?

- (tout bas) le parfum !

- Euh oui oui

- Votre robe est incroyable ! C’est donc vrai que la couture extérieure revient ! La mode vient toujours de la rue ! Il faut que je pense à faire un papier là dessus !

- …

Et voilà, encore une sale mode des années 80 qui revient à cause de Nana ! Si ça continue je renégocie, à force de changer le cours du destin mode de la planète pour leur compte j’ai peut être mérité deux semaines à Djerba, non ? NON.

Défi #4 par Caroline : Parler en verlan au boulot

Cilefa, je sebo à la zonmai !

Euh mais le verlan ce n’est pas un vieux concept des années 80 ? Parce que si je me souviens bien, quand j’étais ado c’était déjà ringard.

Cela dit ringard il y a environ 12 ans = top fashion dans 2-3 ans. En voilà une idée de papier !

Je décroche mon téléphone et j’appelle ma rédac chef :

-Jour bon fisso !

- Euh qui est à l”appareil ?

-C’est oim, non je me disais qu’un piépa sur le retour du verlan “Le verlan shionfa” ça pourrait le faire…

- Tu n’es pas partie en vacances depuis combien de temps déjà ?

- kerdjo

- C’est bien ce que je me disais, repose-toi, prends 1 semaine ou deux, va je ne sais pas en Dimornan puis tu nous reviens toute fraîche ?

- Je me tédou que téssai ouver shionfa pour vous, j’pella LouseJa

- Oui c’est ça. A plus.

Bon, c’est mal parti cette histoire, si j’appellais Emilie, ma copine qui bosse dans un bureau de tendances ?

- Iliem ? Tu jeunedé avec ouam mainde ?

- ?? T’es au courant ?

- de ouak ?

- Pour le verlan

- ça vienre ?

- Vegra !

- Relou, bon à seplu

Et voilà comment on relance la mode du verlan.
Parce que oui, une copine dans un bureau de tendance ne vous avouera jamais qu’elle n’a pas repéré une tendance avant vous.

Bon alors chez communiquants de chez Nana, sachez que si le verlan est de retour dans deux ans ce sera en grande partie de votre faute !

Défi #2 par Caroline : Echange de blogs

Très vite le premier problème se pose : De quoi vais-je bien pouvoir parler ?

Revue rapide des derniers billets : Une brune à forte poitrine, un mac (au moins on est d’accord là dessus), un ipod, un concert de blonde à forte poitrine, hum…

Bon je vais rester sur les macs. Qu’est ce qui pourrait amuser des macs addicts ? Une police du style chez les PC pardi !

Le pari est lourd, la police du style est souvent incomprise et le mot PC sur un blog de mac lover peut choquer… Tant pis, ça m’amuse trop !

Je n’ai plus qu’à chercher des pc moches. Trop facile, j’en ai deux affreux en moins de trois minutes !

Hop un peu de photoshop, un peu de blabla et je l’ai ma police des pc.

Juste je viens d’avoir un horrible doute : Je fais du photoshop sur le blog d’un graphiste pro. Je n’ai peur de rien moi.

Oh mon dieu… C’est moche.

Trop tard, c’est posté et je n’ai pas le temps de recommencer ! Pourvu que personne ne vienne sur son blog jusqu’à ce qu’il mette un nouveau billet !

J’ai peur des commentaires.

Très peur des commentaires.

Des sueurs froides.

Je réactualise toutes les vingts secondes pour voir. Rien.

Toujours rien. Encore rien.

Pas même Tiblond qui aurait un truc à dire.

Le silence est le plus grand des mépris.

Ses amis graphistes talentueux, son patron, ses collègues, ils ne comprennent pas mon art.

J’ai toujours su que j’avais un côté artiste incomprise ;) , il suffisait que je change de blog pour que ça se confirme !

L’article est ici

Défi #1 par Caroline : Echange de portables

Chose promise chose due, ce matin, j’abandonne mes adorables petites bestioles plus communément appellées téléphones portables, les photos de mon homme dedans et mes jolis bidules en forme de Manolos qui pendouillent autour contre une grosse machine à calculer sensée avoir le même usage.

Arnaque.

Il n’y a même pas de bidules de garçon. Rien. Un minimalisme déprimant. Et la chose date du siècle dernier. Je me demande même si je ne devrais pas aller voir le conservateur du musée de l’homme des fois qu’il m’en donne 200 euros pour la curiosité de l’objet. Soyons raisonnable, ce truc ne m’appartient pas. 8 heures et je le rends. Plus que 7 heures et 44 minutes.

Un graphiste, c’est un geek artiste, non ? Donc j’aurais dû hériter d’un monstre de technologie over design. Alors pourquoi tant de haine ?

La chose ne rentre pas dans ma pochette à portables. Même pas en biais. Finalement la vie est bien faite : La chose ne mérite pas ma jolie pochette Les Cakes de Bertrand de toute façon. Nan mais.

Je la lache à ses risques et périls dans la jungle de mon cabas géant, dieu seul sait si je la retrouverai un jour.

Je l’ai à peine perdue de vue dans la brousse qu’elle sonne déjà.

Je plonge ma main dans l’immensité. Le temps d’attrapper la chose la mélodie s’arrête.

Vous avez deux nouveaux messages. Pfff des sms même pas drôle.

“t là ?” de Maxou “apero au Marroniers 19h tu en es” de Raph. Bon alors… Au pif “non” et “oui”. Par sms personne ne sait que je ne suis pas lui. C’est drôle de décider des rendez-vous de quelqu’un qu’on ne connaît même pas.

Et si j’avais mal répondu ? Si la bonne réponse, c’était l’inverse ? Oh mon dieu peut être ai-je changé le cours de son destin en acceptant un rendez-vous avec son ex ? Ou en disant non à son patron. Non qui appelle son patron maxou ?

Vous avez 3 nouveaux messages. “Ben t où alors ?” de Maxou. “je suis en retard” de Coco, “J’ai trop la dalle” de Pat. Bon j’arrête de répondre, suis pas sa secrétaire non plus hein.

Re bip. Trois fois de suite. Encore 3 sms que je n’ai même pas le courage de lire. Mais comment fait il ? Il ne travaille donc jamais ??

Je déjeune tranquillement avec une attachée de presse quand la chose se manifeste à nouveau. Sonnerie longue et honteuse. Pas un sms cette fois. J’ai envie de me cacher sous la table. Je fais comme si ce n’était pas mon téléphone. D’ailleurs ce n’est pas mon téléphone. Sauf quand le serveur me dit “Mademoiselle pourriez vous éteindre votre portable s’il vous plait”. Honte suprême je sors la chose. L’attachée de presse sort, elle, son plus beau regard de mépris. Adieu le voyage de presse aux Maldives pour tester cette nouvelle crème anti-rides. Je ne suis pas digne de partir avec elle.

Plus que 2heures et 33 minutes

Rentrée chez moi la chose fait des soubressauts. Oh mon dieu ais-je cassé son portable ? La chose est-elle malade ? Vexée de son surnom ? C’est mignon la chose pourtant… Heeeelllp dans une heure je dois lui rendre et il a rendu l’âme !!!
Massage cardiaque, retournement de puce, bidouillage de clavier, rien à faire, la chose est morte.

A l’heure du rendez-vous, j’arrive piteuse. Je lui tends la chose entourée de papier de soie noire, un joli emballage, mon hommage à cette chose certes vilaine mais gentille quand même.

- Mais pourquoi tu l’as mis dans du papier de soie ?

- Elle est morte

- Qui ?

- La chose

- ???

- Enfin ton portable

Soubressaut d’angoisse. Va-t-il me rendre mes petites choses ? Va-t-il les prendre en otage en guise de représailles ? J’allais le supplier, implorer sa bonté quand il me répond soulagé : Mais non, c’est la batterie, il ne tient pas longtemps

Soulagée je récupère mes petites choses traumatisée d’avoir été séparées si longtemps de leur pochette, promis, on ne recommencera pas, et là comme d’un commun accord vengeur, ils s’éteignent.